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INTRODUCTION
AUX PRATIQUES DU SEITAÏ
1) Origine du Seitaï Shidô
La Voie Seitaï est une discipline à la fois pratique
et philosophique qui a été fondée par un japonais,
Haruchika Noguchi, au début du siècle. Celui-ci découvrit
dès l’enfance qu’il possédait des dons
de guérisseur ; il étudia alors différentes
méthodes de médecine traditionnelle et commença à exercer.
Il se sentit en effet investi d’une mission et consacra la
première partie de sa vie à soigner ses semblables.
Durant cette période, il acquit une renommée très
importante et fut amené à traiter des milliers de patients
et à conseiller de nombreux praticiens de médecine
classique ou traditionnelle. Cependant malgré les succès
qu’il obtint dans le traitement de pathologies de toutes sortes,
il décida de travailler en amont afin d’entraîner
l’organisme à être son propre médecin,
c’est à dire à être autonome et se prendre
en charge. Il mit en évidence au fil des années un
ensemble de méthodes et principes capables de redonner à l’être
humain ses capacités de réaction et d’autonomie
optimales face aux perturbations de toutes sortes. Cette nouvelle
discipline fut baptisée Seitaï Shidô (littéralement « la
voie vers la coordination corporelle ») et reçut l’aval
du ministère de l’éducation nationale du Japon.
Tout au long de sa vie, Noguchi s’est particulièrement
consacré aux enfants ; il a mis notamment à jour des
principes d’éducation, d’accouchement, une approche
de la communication avec les enfants et les bébés,
etc, révolutionnaires pour l’époque, principes
dont certains ont été depuis redécouverts en
Occident (F. Dolto etc..). A la fin de sa vie il avait acquis une
telle connaissance des êtres qu’il ne lui était
souvent plus nécessaire d’intervenir physiquement sur
ses patients : son travail se faisait par la parole ; en s’adressant
directement à l’inconscient de ses patients, il obtenait
des résultats aussi spectaculaires que par la pratique corporelle.
Le Seitaï compte au Japon un certain nombre d’experts ; il constitue
cependant un enseignement ésotérique très astreignant
qui demande plus de 20 années d’étude pour être maîtrisé, à condition
de posséder en outre au départ une très grande sensibilité.
C’est pourquoi Itsuo Tsuda, disciple de Noguchi et de Morihei Ueshiba
(fondateur de l’Aïkido), s’attacha à faire connaître
avant tout la partie du Seitaï qui peut être assimilée par
tout un chacun. Celle-ci ne saurait en aucune façon être considérée
comme une vulgarisation ou une simplification du Seitaï. En effet, ces
pratiques constituent une partie du Seitaï, mais elles forment aussi en
soi un tout : il s’agit de principes et de pratiques qu’on peut
approfondir sa vie durant, sans pourtant en épuiser la substance. Alors
que la partie ésotérique est destinée aux spécialistes
afin qu’ils puissent ensuite rapidement orienter, traiter un grand nombre
de leurs semblables par des techniques directes, la partie exotérique
est destinée à ceux qui recherchent une pratique individuelle
pour normaliser leur terrain. Le paradoxe est qu’on obtient sur soi-même
les mêmes bénéfices que ceux dispensés par les pratiques
qui sont l’apanage des spécialistes.
En France, ces pratiques exotériques furent introduites par Itsuo Tsuda,
qui écrivit aussi neuf ouvrages sur la question. A son décès,
certains de ses élèves prirent la relève, dont Jean Benayoun,
ancien expert de Karaté, et les assistants qu’il a formés.
Cet enseignement est dispensé en étroite collaboration avec des
experts japonais, tous proches disciples de Noguchi, et avec qui des échanges
sont organisés régulièrement. Par ailleurs, une pratique
régulière existe dans un certain nombre de clubs en Europe ;
des stages de courte ou longue durée sont organisés plusieurs
fois par an.
2) Qu’est ce que le Seitaï-Shidô ?
La notion de Seitaï implique un certain nombre de pratiques
et de principes, mais désigne aussi un état.
Parmi ces pratiques, on peut citer le Katsugen-Undo, le Yuki, le
Seitaï Sôhô, les Seitaï Taissô. Les experts
utilisent pour leurs interventions une typologie basée sur
la motricité involontaire appelée Taïheki.
Le Katsugen-Undo (voir plus bas) est une pratique au cours de laquelle,
après une série de mouvements respiratoires visant à induire
un état de non-faire, de non-penser, on laisse le corps s’exprimer
spontanément par des mouvements de nature inconsciente, afin
de dénouer les tensions de toutes sortes qui se sont accumulées
et inscrites durant le vécu quotidien.
La pratique du Yuki, ou Yuki-Hô, (voir plus bas) vise à apprendre à diriger
sur un partenaire ou sur soi-même le flux de l’énergie
vitale qui circule à l’intérieur et l’extérieur
de nous (le Ki).
Une fois qu’on a assimilé les bases de ces deux pratiques
au cours de séances en groupe (assimilé non pas sur
le plan intellectuel mais sur le plan de la sensation), on peut pratiquer
seul sans risques d’erreurs.
Les Seitaï Taissô et le Seitaï Sôhô sont
deux des domaines réservés aux professionnels du Seitaï.
Les Taissô ressemblent extérieurement à des mouvements
de gymnastique, faits sur mesure, au cas par cas, entre autres selon
le Taïheki de chacun. Ils sont appliqués de manière
extrêmement lente sous le contrôle d’un expert.
Le Seitaï Sôhô est fondé sur des techniques
de manipulations corporelles extrêmement précises ;
il s’agit bien évidemment de la partie la plus confidentielle
du Seitaï Shidô car la moindre erreur peut être
dommageable. Il existe cependant une forme de Sôhô non « technique »,
basée sur la sensibilité et l’intuition, et qui
peut être effectuée par les pratiquants maîtrisant
la « respiration » juste, acquise par plusieurs années
de pratique assidue.
On appelle aussi « seitaï » l’état idéal
où le terrain est normalisé. Cette notion de bonne santé ne
désigne pas un état défini, comme en Occident, par l’absence
de maladie ou par des chiffres issus de moyennes statistiques (température
=XXX, tension artérielle =XXX, poids = XXX etc..). On peut très
bien être « seitaï » tout en ayant de la fièvre,
en étant enrhumé, etc. Il s’agit d’un état
dans lequel le corps est capable de faire face aux perturbations et, aux agressions
extérieures, de manière adéquate, dynamique et souple.
3) Le Katsugen-Undo
Le Katsugen-Undo (littéralement « le mouvement de la
force à l’origine de la vie ») ou « mouvement
régénérateur » constitue le cœur
du Seitaï exotérique. Il consiste en une suspension momentanée
de l’activité du système moteur volontaire. Ceci
ne nécessite aucune connaissance, ni technique ; on doit au
contraire s’en décharger. On n’exécute
pas le mouvement régénérateur, on se place plutôt
dans un état de conscience claire et calme (Tenshin) et c’est
le mouvement qui se déclenche de lui-même, en réponse
aux besoins de l’organisme. Par quelques pratiques préparatoires
simples, on parvient en effet à suspendre momentanément
l’activité du système moteur volontaire, à se
placer dans un état confortable de non-faire, non-penser,
non-agir : on laisse alors l’organisme travailler tout seul.
Pour qui participe au mouvement régénérateur
pour la première fois, le spectacle peut paraître surprenant,
saugrenu, voire dérangeant : c’est une réaction
normale. En effet, on est habitué à des mouvements
contrôlés, intellectualisés, recherchés
; un mouvement qui dépasse le cadre de l’action volontaire
paraît relever de la maladie, de l’hypnose, de la transe,
ou de la folie. Or il s’agit ici de tout autre chose : pendant
le mouvement régénérateur, le conscient reste
extrêmement lucide et libre. Il ne s’agit donc pas d’une
transe : on peut reprendre le contrôle virtuellement quand
on veut, si ce n’est que cela n’est pas souhaitable et
est désagréable, de même qu’étouffer
un rire, un bâillement, un éternuement n’est généralement
pas souhaitable, ni jamais agréable. Au cours des séances,
il faut donc d’essayer de rester dans l’état de
Tenshin, présent à soi-même, sans se préoccuper
des autres.
Le mouvement Katsugen diffère d’un individu à un
autre, et chez le même individu, d’un moment à l’autre,
suivant les besoins de l’organisme, ses tensions partielles
et la typologie de chacun. Il peut affecter chaque région
du corps différemment : le cou, les épaules, la région
lombaire, le bassin, les jambes, etc. même les organes internes
peuvent y participer ; certaines personnes réagissent par
un sommeil très profond, différent du sommeil normal.
Au cours d’une séance le mouvement peut s’accentuer,
ralentir, repartir, se polariser à un endroit, puis à un
autre ; certains jours, il peut être plus fort que d’autres.
On peut passer par des périodes où l’on a l’impression
que rien ne se passe, alors qu’en fait le travail de normalisation
se poursuit silencieusement intérieurement. Chaque personne
ayant un vécu et des besoins différents il existe une
infinité de formes différentes. Les débutants
peuvent avoir un mouvement de très grande amplitude, saccadé,
bruyant, alors que les plus anciens ont souvent un mouvement fluide
et harmonieux, parfois même discret et subtil.
On sait que, très schématiquement, le mouvement volontaire
est dirigé par une fonction nerveuse nommée système
moteur pyramidal, de même que la motricité inconsciente,
les fonctions végétatives, digestion, circulation sanguine,
respiration, etc. sont dirigées par le système moteur
extrapyramidal. Mais dans tout acte volontaire tel que bouger, manger,
pratiquer un sport, etc. il existe une forte composante involontaire,
en fait majoritaire, ce qui est heureux car le simple fait de marcher
deviendrait sinon extrêmement compliqué.
La pratique du Katsugen-Undo vise à réveiller, intensifier
le mouvement spontané, afin d’arriver à une régulation
générale de l’organisme ; elle a pour conséquences
d’entraîner, de sensibiliser et d’améliorer
le système extrapyramidal. Il s’ensuit une activation
de notre faculté innée de ré-équilibration
organique et, au fil de la pratique, une normalisation progressive
du terrain, cette notion englobant les aspects physiques et psychiques
de l’individu. Lorsque l’organisme se normalise, le corps
récupère sa faculté à réagir avec
une amplitude correcte aux excitations et perturbations associées à la
maladie, mais aussi aux rapports humains, aux changements de toutes
sortes. Les conséquences peuvent être de toutes natures,
suivant les besoins et faiblesses de chacun : amélioration
de la qualité du sommeil, de la digestion, des réflexes,
de la coordination, approfondissement de la respiration, meilleures
réponses aux besoins vitaux, etc., etc. De plus les conséquences
ne sont pas seulement de nature physique mais tout autant psychique
: les peurs se dénouent, les relations humaines sont plus
faciles etc..
Le mouvement Katsugen existe à l’état latent
chez tout le monde, par exemple : bâillements, rires, éternuements,
mouvements durant le sommeil, transpiration, frissons. Il peut être
observé chez les très jeunes enfants qui bougent encore
de manière spontanée ; il survient parfois durant la
pratique du Zazen. Le mouvement spontané est l’idéal
atteint dans les arts martiaux par quelques Maîtres ; par exemple
Maître Ueshiba, fondateur de l’Aïkido, était
littéralement invincible parce qu’il avait dépassé le
stade de la technique : son corps savait répondre de lui-même à toutes
formes d’agressions.
Cependant il y a peu d’intérêt à comprendre
a priori ce qu’est le mouvement régénérateur,
de même qu’une connaissance intellectuelle de la natation
est de peu d’intérêt : il faut la pratiquer !
4) L’Observation de la Respiration
C’est un lieu commun de dire que la respiration est la base
de toutes les pratiques méditatives et martiales venues d’Orient.
Des disciplines telles que le Zen, le Yoga, le Taï-Chi Chuan,
l’Aïkido, etc. perdent leur sens profond et deviennent
de simples gymnastiques si la respiration est négligée.
Dans le Seitaï-Shidô, on pratique plusieurs formes de
respiration.
Notamment, au cours des séances, on se consacre à la pratique
apparemment simple de porter son attention sur sa propre respiration. Il ne
s’agit pas de se concentrer sur la respiration, car la concentration
suppose quelque chose à saisir et à retenir. Dans ce cas, on
créerait ou renforcerait une dualité génératrice
de tensions mentales : on se retrouverait « ici » et on essayerait
de saisir quelque chose qui est « là », d’où un
renforcement de l’Ego. Dans la pratique de l’attention, il n’y
a pas de but : on est simplement attentif à ce qui se passe en soi-même.
Il s’agit d’accueillir le va-et-vient de son souffle, de développer
l’attention sur sa respiration, sans chercher à en modifier le
rythme. C’est un point capital : on l’accepte telle qu’elle
est, régulière ou irrégulière, profonde ou superficielle,
ventrale ou costale, etc. Mais on s’aperçoit aussi qu’au
fur et à mesure de cette observation, sans qu’on n’y soit
directement pour quelque chose, la respiration se régularise, s’approfondit,
devient ventrale... Au début, il est difficile de maintenir cette attention
: le mental, le discours intérieur reprend le dessus. Cela n’a
aucune importance : il faut alors simplement revenir vers l’observation
de la respiration. L’idéal n’est pas d’arrêter
les pensées, mais de créer un espace, d’être l’espace
où elles puissent se déployer. Il faut laisser passer les pensées,
comme des ballons ou des nuages dans le ciel : on est le ciel et les pensées
traversent notre espace. On devient alors soi-même respiration.
Cet exercice doit être un moment où on renoue avec soi-même,
il ne devrait pas être une source de tensions, bien au contraire : sinon
c’est signe qu’il n’est pas effectué correctement
ou plutôt pas ressenti avec justesse.
Lorsqu’on parvient au stade où on se sent bien dans cette pratique,
on peut essayer de l’affiner en portant une attention particulière à l’espace, à l’instant
qui existe entre la fin de l’expiration et le début d’une
nouvelle inspiration. Cet espace a en effet une importance capitale. C’est
le moment où on est le plus perméable à soi-même,
au monde et aux autres, c’est le moment où notre carapace, nos
barrières, nos rigidités sont inopérantes ; dans la mystique,
c’est le moment où on communique avec l’univers, le divin.
C’est pourquoi dans cette pratique on porte une grande attention à cet
espace. Au début, on a du mal à le percevoir et on constate qu’il
est extrêmement bref, voire, inexistant. Cependant, il ne faut pas essayer
de le prolonger : au cours de la pratique, on constatera qu’il s’allonge
de lui-même. Cet instant est aussi un instant de grande faiblesse : par
exemple, dans les arts martiaux, c’est le moment où l’adversaire
est totalement vulnérable. C’est pourquoi des pratiques telles
que l’Aïkido développent la sensibilité à la
respiration du partenaire.
Ce non-exercice est très simple, mais là encore, une vie entière
de pratique ne suffirait pas à en épuiser la richesse. Il a de
plus l’avantage, lorsqu’il est pratiqué dans l’esprit
Seitaï, c’est à dire avec l’esprit de non-faire, de
non-vouloir, de non-penser, de pouvoir être effectué à volonté,
seul, chez soi, puis, lorsqu’on a un peu de pratique, dans la foule,
au travail, etc. Contrairement à d’autres disciplines, telles
que le Prânayama du Yoga, qui comportent des exercices très complexes,
voire parfois dangereux, de travail du souffle, celui-ci ne nécessite
pas la surveillance d’un expert : ici, chacun est son propre guide.
5) Le Yuki-Hô et la notion de Ki
Dans le Yuki-Hô (littéralement « le Ki heureux,
unifié » ou expiration concentrée), on utilise
la respiration ventrale, qu’on canalise et qu’on dirige
sur un partenaire ou sur soi-même, généralement
par l’intermédiaire du contact des mains, afin qu’une
régulation de l’ensemble des fonctions organiques s’opère
de manière spontanée. Là encore, le point capital
de la pratique est de se placer dans un état de non-faire,
non-penser, non-vouloir, d’absence d’intention afin de
réaliser la fusion avec le partenaire.
Il est bien évident que lorsqu’on parle ici de respiration,
il ne s’agit pas seulement des échanges gazeux qui se
produisent dans l’organisme, mais d’une respiration au
sens large. Cette notion porte le nom de « Ki » au Japon,
Chi en Chine, Prâna en Inde. On la retrouve aussi en Occident
: par exemple, dans la Bible on parle du « souffle » divin,
chez les philosophes stoïciens du « pneuma ». On
dit également d’un artiste qu’il a de « l’inspiration » ou
qu’il est « inspiré ». La notion de Ki recouvre
l’idée d’un principe, d’une énergie
vitale qui circule à l’intérieur et entre les êtres
vivants, énergie qui serait la source originelle de la vie,
c’est-à-dire le moteur qui anime toutes manifestations
vivantes dans l’univers, notre point d’attache avec l’au-delà et
l’éternité... Au Japon, le Ki sous-tend une multitude
d’activités : arts martiaux, pratique du Zen, calligraphie,
cérémonie du thé, art de la composition florale,
etc. Cette notion est a priori opposée à notre rationalité et,
plutôt que de chercher à l’aborder par son aspect
philosophique, intellectuel, il est préférable d’en
faire d’abord l’expérience par la pratique : cette
notion appartient avant tout au domaine du sentir. En effet, comme
toutes les notions utilisées dans le Seitaï, elle a un
aspect à la fois très philosophique mais aussi éminemment
pratique, voire terre-à-terre. C’est ce dernier aspect
qu’on approfondit dans les séances en groupe.
Avant de se consacrer au Yuki-Hô, on peut pratiquer une phase préparatoire
de sensibilisation appelée Gasshô-Gyoki ou « respiration
par les mains ». On s’assoit à la japonaise, les mains jointes
au niveau du visage, et on visualise qu’à l’inspiration,
la respiration s’effectue par le bout des doigts, passe par les bras
et va jusqu’au ventre, puis à l’inverse, à l’expiration.
Il s’agit simplement de visualiser, non pas d’essayer d’imaginer
ou de croire que… Des sensations surviennent au cours de la pratique
: on peut éprouver au bout d’un certain temps un sentiment de
chaleur ou de froid, des picotements, une attraction ou une répulsion
entre les mains. L’idéal est de ressentir que les mains « respirent » d’elles-mêmes.
On peut alors pratiquer le Yuki.
Le partenaire actif place ses mains à quelques centimètres de
distance ou en contact léger avec le corps du partenaire réceptif.
Il visualise alors que lors de son expiration le Ki part de son ventre, passe
par ses mains et pénètre au plus profond du corps du partenaire.
La clef de la réussite est qu’il ne doit jamais y avoir d’intention
ni de finalité, tant du point de vue du « donneur » que
du « receveur ». Pour ce dernier d’ailleurs, l’état
idéal serait celui du sommeil. Comme pour le Katsugen-Undo, on doit
avoir l’esprit en état de Tenshin. Toute idée, même
bien intentionnée, ne fait qu’entraver ou polluer la pratique
et peut même la rendre néfaste. C’est en cela que le Yuki-Hô se
distingue d’autres pratiques dans lesquelles il est question de « soigner », « d’énergiser », « magnétiser » et
autres concepts éminemment ambigus, car soumis aux intentions conscientes
et inconscientes de celui qui agit et de celui qui reçoit. Il s’agit,
dans le Seitaï, d’un geste qui a la même spontanéité que
l’action de porter sa main à un endroit qui fait mal, de donner
la main ou de prendre dans ses bras un être cher. C’est une pratique
particulièrement bienfaisante, notamment pour les enfants et les bébés
: la pratique du Yuki sur le ventre de la mère enceinte par les 2 parents
facilite l’accouchement, augmente la tonicité du bébé,
ainsi que l’harmonie familiale, etc.
Au cours de la pratique, il se produit des changements dans l’activité intérieure,
tant pour le donneur que pour le receveur : d’abord, les respirations
se calment et s’approfondissent, puis elles s’harmonisent spontanément.
Ensuite, par la fusion qui s’opère, progressivement vient s’harmoniser
le panorama de Ki des 2 partenaires : le Yuki-Hô est une pratique aussi
bénéfique pour le receveur que pour le donneur.
Une fois acquis un certain degré d’expérience, qui varie
selon les individus et l’intensité de la pratique, de l’ordre
de quelques années, les mains deviennent suffisamment sensibles pour
se placer d’elles-mêmes aux endroits où la circulation du
Ki dans le corps du partenaire est insuffisante ou bloquée. Ces endroits
dépendent des besoins, du vécu et des tendances Taïheki
de chaque receveur (voir plus loin). Un donneur expérimenté peut
ressentir quantités de particularités exprimant la vie organique
et psychologique du receveur. Ceci est rendu possible par la fusion-réaction
qui se produit entre les deux partenaires (Shôshin Kannô). Le fait
que les mains se dirigent spontanément en un endroit précis ne
signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’une zone
où soit localisée une anomalie, mais il peut également
s’agir d’un point clef à partir duquel tout l’organisme
réagira. Il existe bien sûr chez chacun des zones prédominantes,
tel le bulbe rachidien, les plexus lombaire, solaire, sacré, différents
points sur et au voisinage de la colonne vertébrale, etc...
Tout comme les autres pratiques du Seitaï, le Yuki-Hô redonne à l’organisme
ses capacités d’autonomie, de réaction et d’autorégulation.
6) L’étude des tendances corporelles Taïheki
Noguchi a condensé ses observations et ses conclusions sur
la nature humaine dans une classification éclairante de notre
espèce, basée sur la motricité involontaire,
système qu’il a baptisé « Taïheki » (littéralement « habitudes
corporelles »). Son but premier est de constituer un outil
pour les professionnels du Seitaï qui se destinent à orienter
leurs semblables, en particulier dans l’application des Taissô et
du Seitai-Sôhô. En effet, le technicien Seitaï doit
pouvoir saisir et distinguer immédiatement les zones corporelles
prépondérantes chez la personne concernée, pour
viser juste et gagner ainsi du temps. Les singularités corporelles
inhérentes à chaque être humain s’observent à partir
de la morphologie, la structure, la posture, la motricité inconsciente,
les tensions partielles, mais aussi d’autres repères
comme la tonalité de la voix, la vitesse d’élocution,
le vocabulaire, le regard, la physionomie et les mimiques, le rire,
la disposition des vertèbres et leur sensibilité respective,
le rythme de la respiration, le grain de la peau etc... En bref,
la typologie Taïheki intègre tout ce qui constitue la
structure physique, les habitudes et le comportement de chacun.
L’étude du Taïheki a donc avant tout un but utilitaire, mais
ses applications possibles ne se limitent pas aux interventions « techniques ».
Le but du présent résumé n’est pas de donner des
détails sur cette typologie ; on se reportera à cet effet aux
livres d’Itsuo Tsuda et aux textes de Maître Noguchi par exemple.
Cependant, en voici un très bref aperçu, forcément réducteur.
Le principe de base de la classification Taïheki est que la motricité inconsciente
de tout individu peut se décomposer suivant 5 « directions »,
chacune d’entre elles étant associée d’abord à une
des 5 vertèbres lombaires (L), puis aux vertèbres dorsales (D),
cervicales (C) et sacrées. A ces 5 directions sont associés 5
groupes : le groupe vertical (type 1 et 2 associé à L1), le groupe
latéral (type 3 et 4 associé à L2), le groupe frontal
(type 5 et 6 associé à L5), le groupe rotatif (type 7 et 8 associé à L3),
et le groupe pelvien (type 9 et 10 associé à L4). On observe
pour un individu donné une, éventuellement deux, voire 3, composantes
principales ; on parle alors d'individus du « type » 1, 2 ... jusqu'à 10.
Il existe donc dans chaque groupe deux types, un type pair et un type impair.
Les impairs sont ceux dont la motricité est centrifuge : ils agissent
depuis eux-mêmes en direction de l’extérieur pour dépenser
l’énergie en excédent, tandis que les types pairs subissent
l’influence de l’extérieur sur eux-mêmes et ne parviennent
donc pas à décharger leur excédent énergétique.
A chaque type sont associées des caractéristiques décrivant
la morphologie, la sensibilité, la forme d’action dominante, etc.
Il en existe un très grand nombre ; à titre anecdotique, sont
indiqués plus bas quelques mots/notions-clefs pour chaque type :
Type 1 et 2 : type vertical ; système cérébral
; penser c’est agir ; discours structuré ; sensibilité au
raisonnement ; spectateur ; aspect physique longiligne ; tension
au cou et aux tendons d‘Achille ; notion de bon/mauvais, correct/incorrect
; respect des formes, des valeurs sociales, accorde de l’importance à l’opinion
générale ; incommodé par le bruit et les contacts
physiques ; couleur bleue ; pathologies cérébrales,
estomac, sexualité cérébrale. type 2 : facilité à accumuler
le savoir, influence du social, difficulté à choisir
parmi des possibilités.
L1, D1-2, C1. ex V.Giscard d’Estaing (type 1)
Type 3 et 4 : type latéral ; système digestif ; agir
en fonction de l’émotion ; j’aime/je n’aime
pas ; grande disparité morphologique gauche/droite, aspect
physique curviligne ; discours non structuré ; rapport passionné à la
nourriture ; colère pour détendre plexus solaire, changement
d’humeur fréquent ; intuition du cœur ; difficulté mais
respect vis à vis du raisonnement ; sensibilité aux
ambiances et influence sur la fonction digestive/cardiaque ; artistique
; désordonné ; sexualité sentimentale ; couleur
rouge. Type 4 : répression des émotions ou expression
d’émotions contraire au sentiment profond ; détente
sous la réprimande.
L2, D6 à 9,C4,C6,C7 ex Coluche (type 3)
Type 5 et 6 : type frontal ; système pulmonaire ; activité physique
; penser implique agir, pragmatique et utilitaire ; ; pèse
le pour et le contre intuitivement ; aspect physique anguleux, en
V inversé, poitrail large (type 5) ou affaissé (type
6), tension aux épaules et au thorax ; projection vers le
futur proche ; déteste les pertes de temps ; répression
des émotions ; cache leur préférence sauf aux
proches ; sensibilité au rythme. Type 6 : sommeil important,
aspect « tubards », exaltation des idées.
L5, D3-4, C2, C7, ex acteurs américains (type 5) : B Lancaster,
K Douglas, C. Heston, etc ; Chopin (type 6)
Type 7 et 8 : type rotatif ; système urinaire, agir, puis
penser ; compétition/opposition ; impulsion ; sensibilité aux
rapports de force ; aspect physique massif, hyper (type 7)ou hypo
(type 8) sensibilité du système urinaire, de la gorge
; besoin d’antagonisme ; notion de fort/faible ; voix forte
; couleur brune/marron ; tension sur l’entourage, méfiance
vis à vis du raisonnement. Type 8 : ne pas être battu
plutôt que battre.
L3, D5, D10, C3, C5 ex J.Wayne (type 7).
Type 9 et 10 : type pelvien ; système génital ; activité réflexe
; intuition du ventre ; concentration ; monde intérieur irrationnel
; aspect physique en S ; projection du bassin ; inintérêt
pour le social, les formes sociales ; mono activité ; instinctif
; égocentrique ; sexualité permanente ; couleur grise/noire/blanche,
; importance du futur lointain ; Type 10 : aspect et caractère
convivial, maternel, protection des autres.
L4, D11, C6 ex type 9 : Ueshiba, Noguchi, Hitler
On a laissé de coté ici les types supplémentaires
11 et 12 qui désignent plutôt des états corporels
particuliers : hypersensible et désensibilisé.
Au départ il n’est pas facile de reconnaître
les différents types. Sauf exception, dans le cas d’une
tendance particulièrement marquée, il est peu probable
qu’un néophyte puisse reconnaître d’emblée
le type juste, d’autant qu’il n’existe pas deux
individus semblables, et que par ailleurs chaque individu exprime
toutes les tendances, mais de manière plus ou moins marquée.
Avec de la pratique, on peut parvenir à discerner la tendance
dominante chez un individu. Dans la vie quotidienne, cette approche
devient alors un outil irremplaçable de connaissance des autres
et de soi-même, et donc de communication, de tolérance,
d’acceptation.
7) La Notion de Santé et de Maladie dans le Seitaï
Entre l’instant de sa naissance et celui de sa mort, l’être
humain agit, sous une forme ou une autre. Lorsqu’il se trouve
en excès énergétique, tout individu se met en
action et consomme cette énergie à travers diverses
activités : il pense, ressent des émotions, travaille
ou fait du sport, s’engage dans des compétitions de
toute nature, fait l’amour, etc... (activités des types
1 à 10). Une fois fatigué, il se recharge par le sommeil,
l’alimentation, etc. , pour repartir à nouveau. Il est
ainsi soumis durant toute sa vie au jeu de la contraction et de la
détente et recherche inconsciemment cet équilibre précaire
où il y a ni trop, ni trop peu de Ki en lui. Quand cela se
produit, il se sent bien et sa respiration est profonde.
Du fait de sa posture verticale, l’être humain est obligé de
maintenir sa stabilité par une motricité inconsciente spécifique.
On comprend alors que la plus petite perturbation vienne affecter sa structure
physique, dans un sens ou un autre, entraînant des conséquences
pour sa motricité, et générant par-là même
des tensions de toute nature qui s’intègrent progressivement à son
schéma corporel. Ce phénomène prend une forme particulière
chez chacun. Il est difficile de prendre conscience de ces tensions partielles,
sans parler de réussir à s’en défaire. C’est
pour cela que chaque organisme possède ses particularités et
qu’une même maladie prend un cheminement différent suivant
l’individu qu’elle touche : dans un cas extrême, bénigne
pour l’un, mortelle pour l’autre.
Dans un corps seitaï, la maladie perd sa morbidité et devient un
phénomène naturel : elle constitue un effort de l’organisme
pour récupérer l’équilibre perdu. L’optique
de la santé dans le Seitaï-Shidô est donc fondée sur
le dynamisme avec lequel l’organisme réagit contre des stimulations
anormales et recouvre l’équilibre sans difficultés, sans
hypersensibilité (type 11) ni insensibilité aux éléments
pathogènes (type 12). Cette insensibilité qui passe habituellement
pour LA « bonne » santé est considérée comme
un idéal en Occident. La maladie, elle, est perçue dans le Seitaï comme
une réaction organique spontanée qu’on laisse évoluer
naturellement. Ainsi le rhume, la fièvre, le vomissement, la douleur,
la diarrhée, etc. ne sont pas considérés comme néfastes
dans un corps seitaï, mais au contraire comme l’occasion pour le
corps de retrouver sa souplesse, au sens large.
Le Seitaï se situe donc à l’opposé de l’immense
majorité sur la notion de santé. Le but de la thérapeutique
occidentale est de soulager les maux et neutraliser avant tout autre chose
le symptôme même le plus bénin, à grand renfort de
médicaments, depuis le plus jeune âge. Ceci conduit à une
désensibilisation progressive de l’organisme et une diminution
de l’aptitude à répondre aux perturbations (type 12), porte
ouverte aux pathologies dégénérescentes les plus graves
(cancers, etc.).
8) La Normalisation du Terrain, l’Approfondissement de la
Respiration
On comprend maintenant que la pratique du Seitaï Shidô peut
avoir de profonds effets sur l’état de santé,
mais que ceci n’en constitue qu’un aspect secondaire.
Considérer le Katsugen-Undo, par exemple, comme une thérapeutique,
reviendrait à prendre l’ombre pour la statue ; ce serait
commettre une erreur fondamentale et s’exposer à des
cruelles désillusions. Paradoxalement, c’est lorsqu’elles
sont pratiquées sans but défini que les pratiques Seitaï conduisent à une
véritable normalisation de notre organisme. Celle-ci ne s’opère
pas de manière rationnelle et identique pour tout le monde,
mais varie suivant l’état initial et le vécu
de chacun. Cela dépend du degré de sensibilité ou
d’apathie, de la vitesse de réaction et de bien d’autres
facteurs. On peut cependant dégager en principe trois périodes
qui se succèdent de manière cyclique au fil de la pratique,
avec des périodes d’intensification ou d’apparente
stagnation :
1) Détente initiale
On peut ressentir une fatigue agréable, avec parfois une diminution
de l’appétit. Il ne faut pas alors lutter contre ses envies. La
fin de cette période peut être marquée par des sensations
de froid, de ruissellement d’eau sous la peau ; mais on peut aussi avoir
des réactions très fortes, surtout au moment du sommeil, avec
un froid extrême, des frissons. Comme pour le Katsugen, il ne faut pas
lutter contre cela mais laisser ces réactions s’exprimer jusqu’au
bout. Il ne faut pas s’en inquiéter, mais s’en réjouir
car c’est le signe d’une évolution positive.
2) Hypersensibilité
Il s’agit d’une phase de retour à la sensibilité de
l’organisme où on ressent des douleurs partout, comme pendant
une grippe. De l’insomnie peut survenir, ou de la fièvre. Là encore
il faut considérer que l’organisme se réveille et se sensibilise.
Il faut alors se reposer, surtout après que la fièvre est passée
3) Evacuation
La détente pénètre ensuite en profondeur en libérant
l’humidité du corps ; le fonctionnement de l’évacuation
s’intensifie de sorte qu’il peut survenir des selles très
colorées ou des diarrhées abondantes. Cela peut être aussi
sous forme d’urine, de sueur ou de bâillements continus. Il faut éviter
dans cette période de prendre froid et de se précipiter dans
des activités intenses.
Au fur et à mesure de ces périodes, on sent petit à petit
qu’on se transforme en profondeur : les peurs se dénouent, les
obstacles semblent diminuer de taille, l’amplitude musculaire, la respiration
augmente et on devient plus souple : l’écart entre la contraction
et la détente s’agrandit.
9) Comment Aborder les Pratiques seitaï ?
Les pratiques du Seitaï ne visent pas à essayer d’atteindre
un état particulier, l’extase, la félicité spirituelle
ou la tranquillité, mais à créer un espace en
soi où il devient possible de prendre conscience, de déployer
et de défaire nos tensions, peurs, auto-illusions, névroses,
espoirs cachés, etc. Paradoxalement nous produisons cet espace
par le recours à la pratique consistant à ne rien faire.
Au début, il est très difficile d’appréhender
ces pratiques sans rien souhaiter, de même qu'il est très
difficile de s’adonner au rien-faire, au non-faire. On peut
alors simplement essayer d’aborder ces pratiques avec la volonté d’un
retour au normal, d’une normalisation du terrain, sans examiner
précisément ce que ces notions recouvrent. De même,
au cours de la pratique, on doit commencer par faire « à peu
près rien », puis ceci se développera graduellement.
La présence d’une finalité préalablement établie
ne fait qu’entraver l’évolution naturelle de cette
normalisation du terrain. Faire lâcher prise au système
volontaire n’est pas chose facile : on se retrouve dans la
situation paradoxale de vouloir volontairement arrêter le mouvement
volontaire. C’est pour cette raison qu’il est courant
de ne pas déclencher le Katsugen-Undo dès la première
séance.
Les pratiques du Seitaï nous permettent d’aborder notre
vie comme un terrain sur lequel il est possible de travailler. Il
peut paraître difficile de réaliser que l’on doit
travailler sur soi-même et sur ses propres limites plutôt
que de dépendre d’un « sauveur » ou du pouvoir « magique » de
techniques ésotériques. Toutes les pratiques fondées
sur « moi, je fais ceci », même si elles peuvent
conduire à des états mentaux d’apparentes béatitudes,
ne font qu’engendrer un renforcement de l’ego et par-là même
barrent la route à la transcendance des contraintes du moi, à la
vraie communication, à la compassion. Dans la pratique du
Seitaï-Shidô, on n’acquiert rien, pas de « pouvoirs »,
etc. : on se défait de l’inutile, afin de pouvoir vivre
pleinement les joies et les peines de l’existence, c’est à dire
sans rien retrancher ni rien ajouter à la vie. Dans le cas
contraire, on tombe dans la complaisance, l’auto-dénigration
et le manque d’amour pour soi-même, générant
par voie de conséquence manque d’amour pour les autres,
des difficultés de communication, etc.
La démarche utilisée dans le Seitaï Shidô est très
générale : à travers une observation de soi-même
(c’est à dire dans sa globalité corporelle et psychique)
neutre, on parvient à dénouer ce qui était noué.
Vouloir agir volontairement sur nos peurs, tensions, colères, désirs,
etc ne conduit qu’à les renforcer ou faire apparaître d’autres émotions
négatives. Prendre conscience, observer, comprendre, sans jugement,
ni complaisance, est la seule voie pour qui permet un changement profond et
permanent de s’opérer spontanément.
10) Quelques Pratiques :
A titre d’aide-mémoire pour ceux qui ont commencé la
pratique, voici un plan de programme d’une séance en
groupe. Il existe bien sûr un très grand nombre d’exercices
possibles :
- Expiration au plexus solaire, puis Kihon Taissô.
- Exercices pour le déclenchement du Katsugen-Undo, par excitation
du bulbe rachidien et de la colonne vertébrale, ou à deux
par les 2eme points de la tête.
- Katsugen-Undo, individuel ou mutuel, inspirations par la
colonne.
- Inspirations synchronisées.
- Détente, observation de la respiration.
- Chaîne d’activation, avec inspirations synchronisées
au départ et la fin.
- Gasshô-Gyoki.
- Yuki-Hô.
Lorsque ces exercices ont bien été assimilés,
il est bien sûr hautement profitable de les pratiquer chez
soi. Par contre, tant qu’on n’a pas accoutumé au
mouvement, il faut s’abstenir de pratiquer seul les exercices
2) et 3).
JMK
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